Épisode 2

Dans ce 2e épisode, deux rapporteurs des unités concurrence au sein des services de l'instruction de l'Autorité présentent leur parcours et leur métier.

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« On est fait pour s’entendre », épisode 2

Dans ce 2e épisode, deux rapporteurs des unités concurrence au sein des services de l'instruction de l'Autorité présentent leur parcours et leur métier.
Bonjour, je m'appelle Carlotta Frascoli et je suis rapporteure à l'autorité de la concurrence au sein des services d'instruction, unité 5.
L'unité 5 s'occupe principalement de santé et d'environnement.

Bonjour, je m'appelle Henri Le Baudouin, j'ai 30 ans, je suis originaire d'Angers et je suis rapporteur au sein des services d'instruction de l'autorité de la concurrence. L'unité 6, l'unité qui s'occupe particulièrement des professions réglementées du droit.

Quel est ton parcours ?

J'ai fait des études de droit en Italie, à Milan et à Montpellier avec une thèse en droit de l'Union européenne. Ensuite, j'ai exercé en tant qu'avocate spécialisée en droit de la concurrence et droit de la consommation pendant six ans. Et ensuite, j'ai rejoint l'Autorité de la concurrence il y a trois ans.

J'ai fait des études de droit, donc un double cursus de droit français-droit allemand entre l'Université de Cologne et l'Université de la Sorbonne. Ensuite, à l'issue de ce cursus, je me suis spécialisé en droit à la concurrence. Dans le cadre de ce cursus, j'ai fait un stage à l'Autorité de la concurrence au sein de l'unité des professions réglementées. Et ensuite, j'ai passé mon barreau et à l'issue de ce barreau, j'ai directement intégré l'Autorité de la concurrence, d'abord en tant qu'assistant rapporteur et ensuite en tant que rapporteur permanent.

Quelles sont tes missions ?

Mes missions au sein de ce service en tant que rapporteur, c'est de mettre en œuvre les pouvoirs d'enquête qui me sont conférés par le Code de commerce. Les pouvoirs d'enquête dits « lourds » , ce sont les opérations de perquisition. Et les pouvoirs d'enquête dits « simples » , c'est lorsqu'on adresse des questionnaires ou qu'on auditionne des entreprises. Ces pouvoirs d'enquête me permettent à la fois de mener une activité consultative et une activité contentieuse.

Les qualités nécessaires ?

Un bon rapporteur, à mon avis... Il doit être rigoureux, il doit aussi avoir un fort sens de l'intérêt général et être capable de travailler sur plusieurs dossiers en même temps, donc de façon flexible.

Pour faire ce métier, je pense qu'il faut d'abord être curieux, il faut savoir aimer enquêter, il faut savoir challenger du coup ce que nous disent les entreprises, les documents qu'on récupère de leur part. Il faut aussi savoir être rigoureux. Dans la tenue d'un dossier, être rigoureux et pour ça bien respecter la procédure, c'est une garantie à la fois pour nous, service d'instruction, mais aussi pour les entreprises. Il faut savoir aussi inscrire à charge et à décharge, donc être le propre avocat du diable de son propre dossier.

La meilleure partie de ton travail ?

Les opérations de visite et saisie. C'est les moments où nous descendons directement sur les terrains, afin de rechercher des éléments d'épreuve pour instruire nos dossiers.

Des défis à relever ?

Je pense que le défi principal des rapporteurs, c'est de savoir répondre aux argumentations juridiques des avocats qui sont souvent très solides, tout en respectant les droits de défense des parties mises en cause.

Pour moi, le défi majeur d'un rapporteur, c'est de savoir jongler entre le répressif et le pédagogique, donc plutôt la publicité consultative. pour diffuser le plus possible la conférence dans les milieux économiques.

Ta plus belle fierté ?

Ma plus belle fierté c'est d'avoir vu déjà deux des dossiers arriver à des décisions des sanctions. Mais en général ma plus belle fierté c'est de travailler tous les jours sur des dossiers intéressants, stimulants, dans un secteur qui est important. pour le quotidien des consommateurs et mettre mes compétences au service de l'intérêt général.

Ce qui m'a marqué dans ma carrière, c'est d'avoir mené à bien un gros dossier d'envergure pendant plusieurs années, quasiment plus de quatre ans. Dans le cadre de ce dossier, j'ai su mobiliser le sens du collectif et travailler beaucoup avec une de mes co-rapporteurs que je salue et qui se reconnaîtra.

Un souvenir marquant ?

J'ai plusieurs souvenirs marquants de mon activité et la majorité lors des OVS parce qu'il faut savoir que les OVS se terminent très tard dans la nuit et c'est à la fin des OVS qu'ils fabriquent les scellés. Nous utilisons encore aujourd'hui des perceuses et on utilise aussi de la cire chaude. Et c'est arrivé à 2-3 heures du matin de percer les tables des salles de réunion des interprètes. Pas très souvent.

C'était à l'occasion d'une opération de perquisition. Il était tard, un peu plus de minuit, et là on tombe sur une armoire qu'on cherchait à ouvrir mais dont on ne trouvait pas la clé, une armoire assez sécurisée. Du coup on fait comprendre à l'occupant des lieux qu'il va falloir qu'on réquisitionne un serrurier, mais que ça va prendre du temps et que l'opération va devoir se poursuivre jusqu'à très tard dans la nuit. Et voilà, là elle s'est dit, pour montrer ma bonne coopération, active auprès de l'autorité, c'est moi qui vais ouvrir cet armoire comme ça on n'aura pas besoin de réquisitionner le serrurier. Elle a pris la première chose qu'elle avait sous la main pour pouvoir ouvrir cet armoire, c'est-à-dire un talon aiguille. Elle a réussi à ouvrir l'armoire mais elle a cassé son talon aiguille.

Un mot pour vos futurs collègues ?

Venez, d'où vous veniez, de Paris, de province ou même de l'étranger, on vous attend avec joie.

Postulez à l'autorité de la concurrence parce que c'est un environnement de travail intéressant, sans, et l'Autorité a à cœur des intérêts très importants tels que le développement durable, la diversité et l'inclusion.