L'Autorité, guichet unique des entreprises en matière de concentrations
L'Autorité prend désormais en charge le contrôle des concentrations économiques, compétence qui appartenait jusqu'à présent au ministre chargé de l'économie. A compter du 2 mars, les entreprises devront donc notifier à l'Autorité de la concurrence leurs projets de concentration s'ils relèvent du contrôle national.
Le fait de placer sous le même toit le contrôle des concentrations et la surveillance des pratiques anticoncurrentielles permettra à l'Autorité d'avoir une approche unifiée et cohérente des structures et des comportements, au bénéfice des entreprises et des consommateurs.
A titre très exceptionnel, les textes prévoient que le ministre chargé de l'économie pourra évoquer une concentration stratégique pour le pays, une fois que l'Autorité aura pris sa décision, pour se pencher sur les aspects non concurrentiels de l'opération (emploi, sécurité nationale, etc.).
L'Autorité, au service du dynamisme économique
A la différence du système antérieur, l'Autorité peut désormais rendre de sa propre initiative des avis publics sur des questions générales de concurrence et adresser des recommandations au Gouvernement.
Cette faculté nouvelle lui permettra de faire valoir son point de vue chaque fois que c'est utile, par exemple pour enrichir la préparation de textes ou pour recommander des mesures propres à améliorer le fonctionnement concurrentiel des marchés, comme le lui a récemment demandé le gouvernement au sujet des DOM.
L'Autorité, garante de l'intérêt des consommateurs
Pour remplir plus efficacement sa mission de garante du bien-être des consommateurs, l'Autorité dispose désormais de ses propres forces d'enquête, qui viennent s'ajouter aux équipes chargées d'instruire les dossiers antitrust et les projets de concentrations.
Elle bénéficie aussi d'une panoplie d'outils plus complète, lui permettant d'agir en prise avec le temps économique et de choisir, dans chaque affaire, la solution la plus appropriée (mesure d'urgence, procédure « négociée », action structurelle sur le marché, sanction, etc.).
En matière de distribution notamment, l'Autorité pourra être saisie par les maires des communes si ceux-ci estiment qu'une entreprise ou un groupe d'entreprises exploitant des magasins de commerce de détail abusent de leur position dominante ou d'un état de dépendance économique. Si les injonctions comportementales et/ou les sanctions pécuniaires ne suffisent pas à résoudre le problème, l'Autorité pourra imposer des mesures « structurelles », qui pourront aller jusqu'à la cession de surfaces de vente pour rétablir la concurrence.
Pour toute information complémentaire, rendez-vous sur le nouveau site de l'Autorité de la concurrence à compter du 2 mars : www.autoritedelaconcurrence.fr
© Autorité de la concurrence - 28 février 2009

